Revue de presse du 15 mars 2019 – Le Brexit

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Le 23 juin 2016, les citoyens britanniques se rendaient aux urnes pour décider de la potentielle sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, avec une majorité de 51,89 % des voix, le camp du « oui » à la sortie.

Aujourd’hui, cela fait presque deux ans que les procédures de négociations entre les deux parties sont entamées. En effet, elles ont commencé le 29 mars 2017 et devaient par conséquent se terminer le 30 mars 2019. Mais hier soir, les députés britanniques ont voté massivement pour un report de cette date butoir, 413 voix contre 202. Comme l’explique, Philippe Bernard, journaliste au Monde, dans son article du 14 mars, grâce à ce vote, Theresa May reporte le Brexit au 30 juin et applique sa stratégie qui vise à forcer la main de la Chambre des communes sous la menace du « no deal », une perspective peu engageante.  Les parlementaires britanniques ont également voté contre un second référendum ainsi que contre un amendement qui visait à assouplir le Brexit. Ces derniers sont à l’origine de la lenteur de cette procédure de sortie, ayant rejeté par deux fois l’accord négocié par leur Première ministre.

Cette analyse de stratégie de Theresay May est partagée par Sonia Delasalle-Stolper, correspondante à Londres pour Libération, qui expose dans son article qu’ « elle veut faire peur aux Brexiters, leur faire comprendre qu’ils sont à deux doigts de perdre pour de bon leur Brexit tant fantasmé ». Selon elle, une sortie nécessiterait un « prix à payer (qui) serait redoutable pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’UE ».

Florentin Collomp du Figaro, titre le 14 mars « Brexit: le Parlement refuse à la fois le deal et un «no deal» ». La situation est très ambigüe car les députés britanniques refusent à la fois une sortie sans accord et l’accord proposé actuellement. Il expose que ce malgré ce vote « n’empêche d’ailleurs pas le gouvernement de prendre des mesures pour se préparer à un «no deal» », ce qu’il essaye malgré cela d’éviter. Après deux ans de négociations laborieuses qui n’ont pas encore abouti, l’avenir du Royaume-Uni dans l’UE est très incertain. Les Britanniques en sortiront-ils  un jour, et si oui avec un accord ? Vont-ils voter une seconde pour décider de cette sortie ? Vont-ils peut-être rester dans cette Union encore quelques années de plus ?