Revue de presse du 29/03/2018 Gilets jaunes : Nouvelles violences et ultimatum.

Crédits photographiques : Thomon

Le mouvement contestataire des gilets jaunes qui marque la France depuis le mois de novembre semblait s’essouffler lors de “l’acte 17 “, mais les manifestations du samedi 16 mars nous ont prouvés le contraire. En effet, selon la préfecture de police, 10 000 gilets jaunes ont manifesté à Paris, provoquant d’importants dégâts sur les champs Élysées. Déclaré comme étant un ultimatum lancé au gouvernement, cette manifestation n’est pas sans rappeler les épisodes les plus violents de la mobilisation, début décembre », selon Paris Match, et a fait de nombreux dégâts : boutiques vandalisées et pillées, pavés descellés pour être lancé sur la police, kiosques de journaux en flammes, et même une brasserie de luxe, le Fouquet’s, a été pillée et enflammée, tout comme une banque, qui a nécessité l’intervention des pompiers et fait 11 blessés légers. Ces “casseurs“ sont “ venus pour en découdre“ explique Vincent Gautronneau dans Le Parisien, qui dit aussi que, même si certains gilets jaunes déplorent tous ces dégâts, la plupart pense que “manifester ne sert plus à rien, au moins quand on casse, on est entendu“.

Le gouvernement, lui, ne l’entend pas de cette oreille, et Édouard Philippe a déclaré lundi que les manifestations de gilets jaunes dotées de casseurs seraient interdites dans les “lieux les plus touchés par la violence“, tels que les Champs Élysées. Il renforce également les pouvoirs de la police en créant des “unités anti-casseurs“, et remplace le préfet de police Michel Delpuech par l’actuel préfet de Nouvelle Aquitaine, Didier Lallemand. Enfin, en prévision, de « l’acte  XIX », le Monde rapporte que « les militaires de l’opération antiterroriste « Sentinelle » ont été mobilisés en renfort pour sécuriser certains bâtiments officiels ».

Selon cet article, les gilets jaunes ne sont pas impressionnés par ce déploiement de force, et certains appellent même à ne pas manifester selon le trajet défini à Paris par les manifestants et la préfecture, qui part de la place Denfert-Rochereau et se termine au Sacré-Cœur. « Il pourrait donc y avoir des groupes manifestant de façon erratique autour des Champs-Elysées, ou sur l’avenue, si certains ambitionnent de défier les forces de l’ordre. » prévient donc la rédactrice de l’article, Aline Leclerc.

Claire Loilier