Une rentrée (très) particulière

Crédits photographiques : Claire Loilier

Cette année, la rentrée fut quelque peu perturbée par les nouvelles mesures imposées suite à la pandémie de Covid-19. En réponse aux directives gouvernementales, le lycée a mis en place une distribution de gel hydro-alcoolique, des sens de sortie et a généralisé le port du masque. Si pour la plupart des personnes venant au lycée, ses mesures sont adéquates et suffisantes, certaines incohérences sont pointées du doigt par nos interviewés :

Accueil des mesures positif

« Ces mesures sont bien, et mettre autre chose en place serait trop compliqué » déclare Salomé, élève de terminale. Cet avis est partagé par d’autres personnes : « On est d’accord avec les mesures, mais on trouve que le masque rend les rapports moins chaleureux puisqu’on ne peut pas se voir », explique 4 élèves de seconde, Jean, Matéo, Jules et Gaspard.

Du point de vue d’un professeur, M. Brault, ces mesures « ne changent pas grand-chose ». Il admet que le port du masque nécessite une concentration légèrement plus importante pour entendre ce que disent les élèves. Toutefois, il ajoute que ces difficultés d’expression et de compréhension liées au port du masque ont été surmontées rapidement. Il estime d’ailleurs que les mesures sont bien respectées par les élèves, mais aussi par les professeurs.

Application paradoxales

Si les élèves portent leur masque correctement dans le lycée, la situation se dégrade dès que l’on franchit les portes principales : sur le parvis, la plupart des masques sont baissés ou enlevés. C’est ce que nous explique Léo, membre de l’équipe des surveillants, qui ajoute que des rondes anti-enlèvements du masque sont organisées à chaque pause.

D’autre part, il trouve « qu’il y a un paradoxe entre les mesures qu’on nous demande d’appliquer et l’organisation de certaines composantes du lycée, par exemple la cantine, ou le fait que les cours de sport soient maintenus ». Hasmik, élève en terminale, soulève aussi le fait que la distanciation d’un mètre entre élèves n’est pas respectée dans la cantine, et plus particulièrement dans la queue. Mais au-delà, il s’agit pour elle d’un problème d’organisation des emplois du temps qui se chevauchent, induisant un flot trop important d’élèves pendant la pause méridienne : « il faut réaménager les emplois du temps pour limiter les encombrements ».

Elle nous partage quelques idées d’amélioration du protocole sanitaire au travers de mesures simples : aménager des passages séparés pour les professeurs et les élèves de prépa, afin de désengorger la queue. Toujours dans le même objectif, pourquoi ne pas encourager les élèves à prendre leurs propres couverts?

Et à propos de mise en place, quel est l’avis du principal sur ses propres mesures ?

« Le risque principal est à l’extérieur »

M. Manson se dit content des mesures et de leur respect. En réponse aux critiques du système de la cantine, il déclare que des emplois du temps sont en cours de modification, ce qui devrait permettre à terme de soulager les moments les plus fréquentés d’environ 90 élèves, soit trois classes, notamment le mardi et le jeudi. Il ajoute ensuite que les mesures actuelles ont porté leurs fruits : [au moment de notre interview, NDLR] seulement trois cas de Covid-19 ont été recensés au lycée. Selon lui, le risque principal est à l’extérieur, dans les réunions entre amis ou en famille. Il encourage d’ailleurs l’ensemble des élèves à rester prudents lors de ces réunions hors du lycée, « pour se protéger soi-même et sa famille, mais aussi la collectivité».

Crédits photographiques : Claire Loilier

Nouvelles mesures

La situation sanitaire s’aggravant fortement, le gouvernement a autorisé les lycées à adopter des nouvelles mesures et à fermer partiellement. La direction de Jeanne d’Arc a ainsi décidé de séparer les classes en deux. Une moitié suivra les cours au lycée, tandis que l’autre moitié sera en distanciel, puis la situation s’inversera la semaine prochaine et ce au moins jusqu’au vacances de Noël. De plus, des sens de circulation ont été mis en place, et le self a été agrandi et allégé, afin de le rendre plus sécurisé sur le plan sanitaire. La situation sanitaire étant plus qu’incertaine, nous ne savons pas combien de temps ces mesures seront appliquées.

Claire Loilier & Mathieu Duval