Antoine Moraïs : Portrait d’un chef de délégation sur-motivé

Antoine Moraïs Crédits photographiques Donia Delaunay

 

Antoine Moraïs, chef de la délégation Corse aux Olympiades des métiers 2018, nous a accordé une interview le 30 Novembre. Très ouvert et jovial, nous avons constaté sa motivation et son enthousiasme, qui l’animent depuis des années.

Antoine Moraïs est formateur en plomberie et a passé 14 ans sur des chantiers. Il entend parler des Olympiades des métiers il y a 10 ans de cela. Il explique qu’alors, la délégation Corse n’avait pas de gros effectifs, puisqu’ils n’étaient que quatre jeunes. Il les a emmené jusqu’au national, et nous dis « c’est là que je les ai vu se transcender, ils ont pris une telle maturité en 4 jours ». A la suite de cette expérience, qu’il définit comme un instant de « ferveur », il a voulu faire grossir sa fédération. Alors il a continué « encore et encore », et chaque année il voyait cette fédération évoluer, pour arriver cette année à 11 jeunes, qu’il surnomme affectivement « mes p’tits gars, mes p’tites filles ». D’ailleurs, il porte une véritable admiration pour ces jeunes, et semble être leur premier fan tant il est « émerveillé par eux ».  C’est cette motivation et cet enthousiasme qui lui a donné envie de faire grossir cette fédération et c’est là qu’il s’est dit : « merde, il faut vraiment que ça grossisse ». Il voulait pouvoir faire découvrir et partager avec d’autres jeunes cette aventure qui lui donne à chaque fois, nous dit-il, « une gifle d’émotions et de sensations ».

Son rôle dans ces Olympiades

Son rôle est assez vaste, passant par l’accompagnement des candidats, ce qui lui vaut d’ailleurs le surnom de « nounou », jusqu’à leurs déplacements, la réservation de leurs restaurants, la livraison de leurs outils et du matériel. Mais son principal rôle reste tout de même de soutenir les candidats, pour lui, il est là « pour les motiver ».

Il explique que pour les candidats de la délégation Corse, les épreuves sont très éprouvantes et nous dit qu’ « ils ont mal ». Mais à côté de cela, il nous a bien précisé qu’ « ils prennent du plaisir », et c’est pour lui le plus important. Il ressent ces Olympiades comme une « montagne russe d’émotions » : parfois, ils connaissent des coups de mous, des bas, et d’autres fois, la compétition et l’excitation l’emportent.

Le quotidien pendant les Olympiades

Crédits photographiques : Donia Delaunay

Cette année, la Corse est représentée dans les domaines de l’esthétique, de la coiffure, du câblage haut débit, de la technique automobile, de la boucherie, de la cuisine, de la réfrigération technique, de la latterie-plaquerie, de la plomberie et de la maçonnerie.

Les journées des candidats Corse commencent par un petit déjeuner, puis un échauffement musculaire. Ils se réunissent tous ensemble ensuite pour leur cri de guerre, qui les « gonflait à bloc », avant d’aller concourir avec hargne pour leurs épreuves.

Les journées d’Antoine Moraïs sont, elles aussi, bien chargées. Il se lève en effet tôt le matin, aux alentours de six heures, et se couche tard aussi, vers vingt-deux heures, période pendant laquelle il se consacre entièrement à son rôle de chef de délégation, et considère même qu’au regard de ses horaires et de son investissement total, il fait du « bénévolat ».

De cette interview, c’est sa passion et sa fougue dans sa mission qui l’habitait que nous retiendrons, cette énergie, à priori inépuisable, qu’il dégageait.

Mathieu Duval