« Notre but, c’est d’informer, pas d’’interdire. » : retour sur l’intervention sur les addictions

Durant la semaine du 15 au 19 mars, quatre étudiants en cursus santé sont venu sensibiliser les terminales sur le sujet des addictions, plus particulièrement sur l’usage de l’alcool, de la cigarette, des drogues et les écrans. Inès, Corentin, Salomé et Titouan effectuent cette présentation dans le cadre de leur service sanitaire, une mission qu’ils doivent réaliser pour valider leur année.

Pendant une heure, ces quatre étudiants nous ont présenté les risques sanitaires liés aux principales drogues, ainsi qu’à la cigarette et enfin aux écrans. Après un sondage sur nos habitudes de consommation, nous avons échangé avec eux sur les différents effets de la consommation et l’addiction à la cigarette, au cannabis, ainsi qu’au protoxyde d’azote, aussi appelé « gaz proto ». Ces drogues peuvent avoir des effets très dévastateurs sur notre corps, et provoquent différents cancers. Nous avons ensuite parlé des conséquences de l’usage des écrans, notamment sur notre vision et nos capacités cérébrales.

Leur objectif n’est pas de faire culpabiliser leur public, mais de nous informer sur les risques liés à l’utilisation de ces différentes substances, afin de bien les comprendre et de choisir en toute connaissance de cause.

Ils réalisent cette présentation sur les addictions dans le cadre de leur service sanitaire. « C’est une sorte de mission qu’on doit réaliser pour valider notre année en abordant différents thèmes autour de la santé, par exemple l’hygiène de vie, l’alimentation, le sport ou les addictions comme nous », explique Salomé. Ce dispositif a été mis en place en 2018 par le Ministère des Solidarités et de la Santé, et est obligatoire pour les étudiants de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, masso-kinésithérapie et soins infirmiers, ce qui permet l’élaboration d’interventions pluridisciplinaires. Leur thème ainsi que l’établissement où ils vont réaliser leur présentation leurs sont attribués, mais ce sont eux qui préparent l’ensemble de leur intervention, pendant une semaine dédiée. Une fois leur intervention prête, chaque groupe passe devant un jury, qui l’évalue selon des critères précis et la valide. La validation de leur semaine de recherche puis celle pendant laquelle ils interviennent en école, en collège ou en lycée est nécessaire pour valider leur cursus.

Salomé, Corentin, Inès et Titouan trouvent ce service sanitaire enrichissant : cela permet de changer un peu de leurs études. Ils ont été contents de l’accueil des élèves de Jeanne d’Arc, « globalement réceptifs » et ouverts au débat. Le mot de la fin revient à Titouan : « Le plus important c’est de connaître ses limites, et d’être conscient des conséquences : une fois en soirée, ok, seul tous les soirs, non. ».

Claire Loilier